• La gauche antiraciste doit faire son méa-culpa

    La gauche antiraciste doit faire son méa-culpa

    Si la gauche n’avait pas encouragé le radicalisme anti-occidental par sa culture de la haine de soi, si elle n’avait pas combattu systématiquement toute idée de patriotisme en « fascisant » l’idée même d’identité française, la machine républicaine à intégrer aurait pu bien mieux fonctionner. Et le « patriotisme assimilateur » aurait été le meilleur vaccin contre la fanatisation islamiste et le communautarisme qui fait son lit. Les terroristes franco-maghrébins comme Khaled Kelkal dans les années 1990, et leurs successeurs actuels comme Mohamed Merah, n’auraient pas été si facilement fanatisés par les islamistes radicaux à qui la gauche tiers-mondiste a ouvert les voies de l’intifada anti-française et antisioniste. 

    La droite française, encore largement culpabilisée et intimidée par l’antifascisme hypocrite de la gauche, devrait savoir que les extrémistes islamistes antijuifs  et anti-occidentaux sont souvent épaulés par des militants d’extrême-gauche et qu’ils sont souvent invités dans des réunions « pro-palestiniennes » ou des fronts communs « anti-impérialistes », comme on l’a vu autour du NPA en France ou du mouvement islamo-trotskiste Respect en Angleterre. On pourrait également accuser la gauche antiraciste – prompte à traquer partout des « fachos » même lorsqu’il n’y en a plus – de ne pas dénoncer les discours subversifs d’intellectuels rouges révolutionnaires ou de figures antisionistes de gauche comme le faux gentil Stéphane Hessel, qui soutient ouvertement terrorisme pro-palestinien, dans son ouvrage Indignez-vous. Si un intellectuel de droite, même ancien résistant, écrivait un pamphlet d’indignation appelant à soutenir le terrorisme, il ne connaîtrait jamais le succès planétaire d’Hessel et serait immédiatement traité de fasciste violent.

    Si la droite républicaine était moins terrorisée par les ligues de vertus antracistes, qui excusent trop souvent le racisme anti-français ou le terrorisme anti-israélien, elle rappellerait que les idéologues de gauche et d’extrême-gauche (Jean Genet, Sartre, Foucault, Hessel, etc) ont trop souvent excusé les terroristes tueurs de juifs et de « croisés ». Comme l’a justement rappelé le Président de France-Israël Gilles-William Goldnadel, il faut savoir que depuis les années 1970, de l’OLP à la Bande a Baader, des Brigades rouges à Carlos, d’Abou Nidal à Ben Laden en passant par Action Directe ou Septembre Noir, la quasi-totalité des attentats anti-juifs commis depuis la Shoah sur le sol français et occidental a été perpétré par des commandos palestiniens, islamistes ou d’extrême-gauche, les deux étant souvent alliés d’ailleurs.

    N’est-ce donc pas pour la gauche « républicaine » le moment de faire son mea-culpa, de se dissocier définitivement de l’extrême-gauche pro-terroriste qui défend encore Action Directe, les Brigades Rouges, le Hamas ou le Hezbollah? Elle ne semble hélas ni disposée à opérer une telle mutation antitotalitaire. Pourtant c’est bien cette même gauche antiraciste qui, au nom de la lutte contre la banalisation du fascisme, somme systématiquement la droite de refuser toute alliance avec le FN. Alors pourquoi  donc la droite n’exige-t-elle jamais de la gauche qu’elle refuse toute alliance avec l’extrême-gauche ?

     

     

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    © Alexandre del Valle pour www.Dreuz.info


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